Le Cesars serait sur le point de trouver un accord avec les autorités fédérales

Le groupe Cesars Enternainment n’est pas au bout de ses peines. Après des problèmes de solvabilité face à ses dettes, le groupe a eu affaire aux autorités fédérales américaines. Cependant, cette page pourrait bientôt être tournée : le groupe étant susceptible de trouver un accord avec lesdites autorités financières américaines.

Le Cesars sous surveillance des autorités fédérales

Pour rappel, en Octobre 2013, le groupe Cesars Entertainment avait annoncé qu’il faisait l’objet d’une enquête pour activités de blanchiment d’argent menées dans son établissement le Cesars Palace à Las Vegas. En février dernier, le groupe avait annoncé avoir engagé une nouvelle instance de supervision dans le cadre de la conformité aux mesures contre le blanchiment d’argent. Une mesure qui visait à maintenir le groupe et ses différents établissements sur le droit chemin.
En début du mois d’Avril, le magazine Reuters annonçait que le Département de la Trésorerie Américain chargé du Réseau de la Répression des Crimes Financiers (Financial Crimes Enforcement Network), était décidé à poursuivre le groupe de Las Vegas en justice. Les détails relatifs à la procédure n’ont pas été rendus publics, mais il semblerait qu’aucun dirigeant du groupe ne risque de se faire évincer. Un état de fait qui surprend lorsqu’on sait que les accusations pour blanchiment d’argent étaient très graves. Une investigation parallèle du Département Américain de la Justice n’a pas non plus entraîné de nouvelles accusations contre l’opérateur de casinos.
Les sources des allégations de blanchiment d’argent étaient relativement vagues. Toutefois, une source interne au Département de la Trésorerie laisse entendre que c’est l’incapacité du groupe à empêcher les réseaux illégaux de placer des paris, et à régulariser ses états comptables.

Une tendance généralisée à la surveillance

De manière très ironique, le fait que le groupe Cesars ait placé l’une de ses branches principales : le Cesars Entertainment Operating Co (CEOC) en faillite en Janvier dernier, signifie que la compagnie mère serait exempte de toute sanction financière. Selon les provisions de la Cour des Faillites, de telles sanctions auraient le même statut que des dettes non garanties.
Ce qui aurait pour conséquence immédiate de ranger les autorités fédérales, au même rang que les créanciers du groupe. Ils devraient en plus attendre que les créanciers privilégiés soient remboursés avant de pouvoir prétendre à un quelconque paiement.
Les agences fédérales ont inspecté les opérateurs de l’industrie des casinos avec minutie depuis les dernières années. Un fait qui s’explique par les soupçons d’irrégularités qui entachent ces institutions financières complexes. En 2013, le Las Vegas Sands avait payé une amende de 47,4 millions de dollars pour se mettre à l’abri de poursuites judiciaires, touchant à la prétendue collaboration du casino avec un dealer mexicain de méthamphétamine.
De même, les opérateurs de casinos américains implantés en Asie ont fait l’objet de pareilles mesures de surveillance. En Janvier dernier, le Trump Taj Mahal d’Atlantic City avait reçu une amende de 10 millions de dollars pour avoir violé le secret bancaire. Tout comme dans le cas du Caesars, les autorités fédérales sont bien décidées à prélever chaque dollar à l’institution malgré sa faillite.